Une page se tourne...

Discussions autour des différentes armées de l'air du monde entier, de leur potentiel, de leur innovation.

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Messagepar devoitine520 » 14 Juil 2012, 20:01

TRADITION | FÊTE NATIONALE
Ultime adieu aux aviateurs
Applaudissements et émotion, hier, à l’heure où, sur le boulevard Poincaré, 42 militaires du détachement air 128 de Metz-Frescaty ont fermé le traditionnel défilé militaire du 14-Juillet.

V oir défiler les régiments, c’est toujours joli. Mais cette fois, avec le départ des aviateurs de Frescaty, ce 13 juillet est aussi triste que le temps. La fermeture de la base, c’est bien regrettable… » Comme Josyane et Jean-Luc, nombreux étaient les Messins soucieux de saluer une dernière fois les aviateurs de la BA 128 de Metz-Frescaty dissoute en juin dernier. À entendre les applaudissements, à voir les visages fermés, l’émotion était palpable, hier, en début de soirée, sur le boulevard Poincaré. C’est sûr, la cérémonie présidée par Nacer Meddah, nouveau préfet de Lorraine, de Moselle et de la zone de défense Est, revêtait un caractère tout particulier. D’ailleurs, selon le souhait du général Péran, le commandement des troupes à pied avait été confié au colonel Olivier Bertrand, commandant du détachement air 128 de Metz-Frescaty. Seul à porter le calot de l’Air, celui qui, deux ans durant, a commandé la BA 128, a donc eu l’honneur d’ouvrir la parade 2012. Étaient également présents, le général de corps d’armée Gérard Deanaz, patron de la région de gendarmerie et de la zone de défense Est, et le général de corps aérien Guillaume Gelée, patron des forces aériennes.
Comme de tradition, sous l’autorité du gouverneur militaire de Metz, le général de corps d’armée Pascal Péran, le défilé a été précédé par la prise d’armes sur l’Esplanade. Selon un cérémonial parfaitement huilé (si ce n’est la défection de la Patrouille de France pour des raisons de sécurité – lire ci-contre), elle a débuté au son de la Musique de l’arme blindée cavalerie, stationnée au 4 e Groupe d’escadrons de Hussards, à Montigny-lès-Metz.
Puis, avant les troupes motorisées et les 42 militaires de l’armée de l’air, c’est au pas cadencé qu’un effectif total de 318 d’active et quatorze réservistes formant les troupes à pied ont entamé les deux kilomètres du parcours. La Gendarmerie, le 3 e Régiment de Hussards (qui, depuis 2011, a rejoint Metz), le 8 e Régiment d’artillerie de Commercy, le 1 er Régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg, le Groupement de soutien de la base de défense (GSBD) de Metz, la réserve du 1 er Régiment d’infanterie de Sarrebourg ont ainsi précédé les trois cavaliers de la section équestre militaire, le détachement du 8 e Régiment du matériel de Mourmelon ou encore le 40 e Régiment de transmissions de Thionville et, très applaudis par les enfants, les sapeurs-pompiers messins.
Placée sous le thème Les armées au service de la nation et de la paix : hier, aujourd’hui et demain, la rencontre entre la population et son armée a aussi été l’occasion de commémorer trois anniversaires : les 70 ans de la bataille de Bir Hakeim, du groupe de chasse Normandie-Niemen et de l’arme des transmissions. Plus tard, au palais du Gouverneur, elle a aussi permis au général Péran de remercier les Messins et les partenaires qui, lors de la Semaine de solidarité aux blessés, en juin, avaient preuve de générosité : 29 000 € avaient été collectés.
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Re: Une page se tourne...

Messagepar devoitine520 » 24 Juil 2012, 16:47

La base aérienne 128 de Metz-Frescaty fermera définitivement ses portes dans quelques semaines, rayée de la carte des installations militaires par le plan de modernisation de la Défense de 2008. Une décision qui met fin à une histoire longue de cent trois ans, qui s’ouvrit le 4 juillet 1909 avec l’atterrissage du Zeppelin LZ3. Metz est occupée par les Allemands depuis le traité de Francfort de 1871, et ceux-ci ont aménagé un terrain pour dirigeables. Les premiers avions s’y posent en 1912, mais les installations seront bombardées dès août 1914, comme le rappelle Metz la sentinelle, album abondamment illustré qui revient sur les riches heures d’une base sur laquelle s’activaient encore plus de 2 500 hommes et femmes il y a peu.
La paix revenue, un régiment de bombardement français s’installe dans de nouvelles infrastructures. Parmi ses pilotes, un certain Jean Mermoz qui effectuera ses premiers vols à Metz avant de devenir une figure légendaire de l’Aéropostale. Metz-Frescaty devient officiellement base aérienne en 1934 et accueille le commandement de la 1 re Région aérienne. Et après une nouvelle occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale suivie d’une brève utilisation par l’US Air Force vers la fin du conflit, l’Armée de l’air retrouvera les lieux au printemps 1945. D’importants travaux peuvent alors débuter pour faire de Metz-Frescaty une base moderne où s’installeront au fil des décennies plusieurs escadres de chasse, de renseignement et de transport, ainsi que la section aérienne de la gendarmerie, la FaTac et des unités d’appui. Sans oublier l’aéroport civil et ses 100 000 passagers par an jusqu’à l’ouverture de Metz-Nancy-Lorraine en octobre 1991.

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Metz la sentinelle, histoire de la base aérienne 128
sous la direction du colonel Olivier Bertrand (Editions Privat).
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Re: Une page se tourne...

Messagepar devoitine520 » 24 Juil 2012, 16:53

Metz la sentinelle
Histoire de la base aérienne 128 Lieutenant-colonel Jean Dagnaux



Depuis le plan Armées 2000 et la disparition de l’emblématique FATac (Force Aérienne Tactique), la fermeture de bases telles que Toul-Rosières, Colmar Meyenheim ou Reims Bétheny et la disparition des escadres opérationnelles associées, le sort de Metz-Frescaty semblait inéluctable : trop proche de l’agglomération messine, base d’état-major n’hébergeant que quelques petites unités navigantes depuis des décennies déjà (alors que la plupart des nombreuses unités de l’armée de terre basées à Metz, "première garnison de France", ont été dissoutes ou déplacées) elle n’entrait pas dans le cadre des bases de défense interarmes de ce XXIe siècle. Il est décidément loin le temps de l’armée de l’Air essentiellement concentrée dans l’Est de la France car tournée vers la menace du pacte de Varsovie, celle des 450 avions de combat, où la FATac "desserrait" ses Mirage et Jaguar sur d’anciens terrains OTAN et où, adolescent, je m’aplatissais au seuil de piste à Frescaty, pour voir passer à quelques mètres au-dessus de ma tête et sentir le souffle d’un T-33 de l’EVSV, d’une "Grise de l’EE 54, un "Deux-Six-Deux" de l’ETE 41, un "Trois E" d’Ochey ou un "Trois RD" du 3/33 Moselle basé à Strasbourg...

Ce seuil de piste est proche de l’endroit où se trouvait au début du siècle dernier un gigantesque hangar à Zeppelin : c’est en effet sous le règne du Kaiser Guillaume II que commence l’aventure aéronautique du "Freskaty Fliegerfeld" car la Moselle et l’Alsace font alors partie du IIe Reich allemand. Aux évolutions des impressionnants vaisseaux aériens de Ferdinand Zeppelin, à partir de 1909, succèdent celles des premiers aéroplanes en 1912 : l’importance de Frescaty (et de toute l’imposante région fortifiée messine, qui faisait face aux lignes françaises de Verdun) en fait une cible privilégiée, à commencer pour la toute première mission de bombardement de l’aéronautique militaire française balbutiante, menée peu après la déclaration de guerre d’août 1914 par les caporaux Césari et Prud’hommeau. Le terrain de Frescaty connaît sans doute ses plus riches heures dans l’Entre-deux-guerres, avec l’arrivée de l’aviation française triomphante et surabondante : les régiments d’aviation se succèdent, non sans synergies avec ceux de Thionville-Yutz et Essey-les-Nancy. Bombardé dès le 10 mai 1940 par la Luftwaffe, Frescaty est essentiellement utilisé par le IIIe Reich comme base d’entraînement et de dépôt, ce qui ne l’empêche pas d’être copieusement "arrosé" à plusieurs reprises par les bombardiers lourds américains ou épisodiquement par quelques Britanniques... Après-guerre, dotée d’infrastructures modernes, Frescaty reçoit "son" escadre de chasse, la 9e et ses F-84F, mais accueille aussi les Mystère IV de la 7. La presse locale témoigne régulièrement des accidents aériens – parfois spectaculaires et souvent tragiques - qui émaillent la vie des unités. Après le départ de la dernière unité de chasse, en 1963, Frescaty héberge différentes unités de liaison, de transport, de guerre électronique ou de voilures tournantes.

Ce volume des Éditions Privat constitue davantage un album-souvenir qu’un véritable historique : son format à l’italienne offre des reproductions (de bonne qualité) en pleine page de nombreuses photographies anciennes ou modernes, certes au détriment d’un texte qu’on aurait aimé un peu plus dense, mais il retrace brièvement chacune des grandes périodes de la vie de l’aérodrome et présente quelques faits historiques majeurs : le vol de propagande de plus de 200 avions français en 1933 alors que de l’autre côté du Rhin un certain Hitler vient d’être nommé chancelier, ou encore le Nord 2501 "Gabriel" qui perd une hélice en vol au-dessus de l’autoroute A31, en 1982... Et s’il n’y avait que la base elle-même, nous avons beaucoup apprécié de retrouver mentionnés les lieux ou unités qui lui sont indissolublement liés, tel le fort de Saint-Privat et sa fresque murale dédiée à Jean Mermoz, le magnifique fort de Plappeville (qui servait de Centre d’Instruction du Contingent et qui, une fois la conscription terminée, fut tout simplement abandonné : irrémédiablement devenu une ruine vandalisée et irrécupérable, alors qu’il devait être possible sinon de le reconvertir, du moins le "figer" en attendant des jours peut-être meilleurs) ou le PC guerre du Fort de Guise (dont nous ne connaissons pas le sort). De même, nos souvenirs se ravivent à l’évocation de l’aéro-club des "Ailes Mosellanes" (ou parfois quelques "barons" voyaient d’un œil totalement indifférent de jeunes passionnés) ou de l’aérogare (les Fokker 27 jaunes de la TAT, les passages de Concorde) : les ailes civiles ne sont pas oubliées ! Certes, nous avons bien relevé une ou deux erreurs factuelles (p.15, l’affirmation nous semble un peu présomptueuse selon laquelle le prototype du Dyle et Bacalan 70, de passage à Frescaty en 1933, « avec ses 13 tonnes, […] à fuselage porteur préfigure le futur transport aérien ; le projet ne sera pas retenu par le haut commandement » - p.36 une photo aérienne dont la légende situe le bombardement de la Luftwaffe en avril au lieu de mai 1940 – p.40 ce sont bien des P-47 du 356th Fighter Group et non des P-38 qui ont été détruits par la Jagdgeschwader 53 lors de l’opération Bodenplatte, au petit matin du 1er janvier 1945) mais qui ne nuisant pas à la qualité générale de l’ensemble : agréablement mis en page, cet ouvrage est bien le minimum vital, indispensable pour qui a connu de près ou de loin Metz-Frescaty et que nous vous recommandons chaleureusement en attendant un futur historique détaillé que nous appelons de nos vœux.

Plus aucun gendarme de l’Air ne m’interpellera autour du terrain de Frescaty, comme ce jour où, la jeunesse excusant beaucoup de choses, je tentais avec une paire de jumelles d’y discerner un improbable (déjà) avion de combat de passage à l’escale aérienne... Quant à son avenir, le colonel Olivier Bertrand a beau écrire dans la préface « la base s’offre à son environnement pour une troisième vie, à n’en pas douter non moins riche », cet avenir reste plus qu’incertain (ferme photovoltaïque, comme à Toul-Rosières ? ), la "dépollution" du site n’étant pas un des moindres problèmes. Qui sait si, à l’occasion de futurs excavations et travaux, la légende urbaine d’avions allemands enfouis lors la Seconde Guerre mondiale refera-t-elle surface, à moins que ce ne soient quelques projectiles comme des bombes US... la riche histoire de Metz-Frescaty "la sentinelle" n’est peut-être pas tout à fait close !

de : Georges-Didier Rohrbacher

32€ le livre
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Re: Une page se tourne...

Messagepar Commandant53 » 24 Juil 2012, 18:40

:cry: Nostalgie, nostalgie de 1961 à 1970, j'ai servi à l'Etablissement des Transmissions de Ban saint Martin, nous étions dans l'axe d'une des pistes de Frescaty et lorsque des patrouille de 4 F 84 décollaient on en prenait plein les oreilles..........J'en ai vu des avions se poser y compris un jour un Mirage IV avec sa bombe sous le ventre. Que de souvenirs. J'étais un jeune Adjudant et me voici un vieux Commandant!
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Messagepar devoitine520 » 24 Juil 2012, 20:39

Bonsoir Jean Louis. Sauf erreur de ma part ton "établissement des transmissions" est aujourd'hui un superbe ensemble de logements qui ont été créés dans l'ancienne caserne...C'était le quartier DUPUIS avenue de la Liberté à Ban Saint Martin? Non?
Pour l'anecdote j'ai fait mes trois années après le bac à l'IRTS presque vis a vis du quartier Dupuis...
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Re: Une page se tourne...

Messagepar Commandant53 » 24 Juil 2012, 21:38

:cry: Mais oui, c'est bien cela, cette caserne construite en brique par les Prussiens abritait l'Etablissement Régional des Matériels des Transmissions 10. Elle a été rasée il y a un ou deux ans. J'ai habité un logement dans ces murs, mes enfants y ont joué. c'est une partie de ma vie qui est partie lorsque ellde a disparue. <Nostalgie.
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Messagepar devoitine520 » 24 Juil 2012, 21:57

PHOTOS :

Les "habitations"

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les hangars à l'arrière...

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Tout celà n'existe plus... que dans les souvenirs

Et à 50 m de la caserne Dupuis, l'IRTS (institut régional de travailleurs sociaux) où j'ai fait ma formation d'educ spé après l'ALAT

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Re: Une page se tourne...

Messagepar Commandant53 » 25 Juil 2012, 06:50

:cry: La photo n°3 au premier étage en extremité du batiment c'est là que j'habitais - Cela me touche beaucoup. Merci DEV
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Messagepar devoitine520 » 25 Juil 2012, 08:09

Pas de quoi Jean Louis... Un plaisir que de faire ces recherches.
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Re: Une page se tourne...

Messagepar Commandant53 » 25 Juil 2012, 09:08

Si mes souvenirs sont bons Je crois me rappeler que le batiment ou est installé l'IRTS était le siège de l'Etat-Major de Bazaine en 1870.
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Re: Une page se tourne...

Messagepar devoitine520 » 25 Juil 2012, 11:16

C'est fort possible car le chateau qui sert de bureaux de l'IRTS date de 1848 ... mais son histoire m'est inconnue.
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Re: Une page se tourne...

Messagepar nono31 » 03 Août 2012, 11:49

Bonjour,

Je suis un Messin d'adoption et par hasard.
Je suis tombé amoureux :D :D de Metz et de la Lorraine au cours de ma première affectation au "BEAU 15-1" (Régiment de Gandoet et de Delattre) de 1988 à 1990, qui était alors stationné à Moulins-les-Metz (Quartier Serret) et à Ban-St-Martin (Caserne Desvallières).
J'ai tellement aimé, qu'après 16 années de service (15-1 Metz, 15-1 Verdun et 35 RI à Belfort), j'y suis revenu travailler à St Julien, et j'ai passé mon brevet de pilote privé aux Ailes Mosellanes de 2003 à 2007.
A part le fait de créer un "pôle aéronautique" à Chambley, je ne comprend d'ailleurs pas le besoin de bouger de 40km, ce qui ne simplifie pas les choses pour les pilotes et les élèves.

Que vont devenir la Piste et le quartier d'habitation dans le futur ?
Un avion c'est fait pour voler................., du moment que le pilote le fout pas par Terre !!!!!!
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Re: Une page se tourne...

Messagepar devoitine520 » 03 Août 2012, 12:26

Un peu de lecture:

http://www.mylorraine.fr/article/rencon ... nes-/9076/

Quand à l'avenir de la piste et des locaux de l'aéroclub??? Je ne sais pas.

Une photo:

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Re: Une page se tourne...

Messagepar Jorg » 03 Août 2012, 23:48

Salut à tous,

Après moult projets avortés (dont le plus connu fut celui d'école vétérinaire), le seul projet de reconversion qui verra le jour est l'installaiton d'Ecomouv', entreprise chargée de collecter pour l'Etat l'eco-taxe poids lourds sur le réseau secondaire. Environ 200 emplois et deux bâtiments sur une emprise de 400 hectares. Pour le reste, les autorités locales cherchent toujours...

A mon humble avis;, les politiques locaux ont été très mauvais: d'une ils auraient pu obtenir le maintien de la base, de deux, à défaut, ils auraient du négocier son remplacement par l'arrivée d'autres unités. Un exemple comme ça: après sa fermeture, la base restera pleinement capable de recevoir des hélicoptères (la preuve, la Gendarmerie continuera d'y opérer). Or, à Etain et à Phalsbourg, il y a deux régiments de l'Alat (l'un et l'autre à 60 kms de Metz) entièrement équipés d'hélicos. Ces deux villes, pour charmantes qu'elles soient, n'étant pas des destinations de rêve pour un militaire normalement constitué dont le souci est de trouver un travail pour son conjoint, des universités pour ses enfants ou des boîtes de nuit s'il est célibataire, la ville de Metz qui offre toutes ces services serait un bon plan de repli pour ces régiments.

A noter également l'attitude minable du maire de Metz qui a refusé de venir à la cérémonie de dissolution pour protester contre la fermeture de la base. Il n'a pas compris que c'était un peu tard pour bouder?
Enigmes : 1 médaille d'or, 1 d'argent, 2 en bronze
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